> La CGT dénonce l’imposture du baromètre social

La CGT exprime une forte inquiétude concernant la mise en place du récent baromètre social au CHU de Nice, dans un contexte déjà très dégradé. Cette initiative intervient alors qu’une alerte grave pour harcèlement institutionnel a été signalée et qu’une vérification par la Haute Autorité de Santé est attendue, ce qui soulève des doutes sur sa véritable intention : outil sincère d’évaluation et d’amélioration des conditions de travail ou simple dispositif de communication visant à donner l’illusion d’un climat social apaisé. La CGT questionne également le recours à un organisme extérieur malgré l’existence de ressources internes et d’outils déjà utilisés, reconnus dans la fonction publique hospitalière, qui permettraient une comparaison fiable dans le temps.

Plusieurs éléments remettent en cause la crédibilité et la pertinence de ce dispositif :

  • Le coût de cette enquête n’ayant pas été communiqué, nul doute qu’il soit très important, difficilement justifiable au regard des contraintes actuelles.

  • Les doutes sérieux concernant l’anonymat réel des répondants, en particulier pour certaines fonctions très identifiables.

  • La possibilité de répondre plusieurs fois au questionnaire (du PC personnel et professionel, du téléphone, par des personnes hors CHU en envoyant simplement le lien ou encore en changeant de navigateur web).

  • La pression exercée sur les agents pour compléter ce baromètre,

  • L’absence de garanties sur l’exploitation réelle des résultats et la mise en œuvre de mesures concrètes d’amélioration.

  • Certaines questions sont orientées.

La CGT demande :

  • Des garanties strictes sur l’anonymat et la sécurisation des données.

  • La transparence sur le choix de l’organisme prestataire et la méthodologie utilisée.

  • L’engagement formel de la direction à communiquer les résultats dans leur intégralité.

  • La mise en place d’un plan d’action concret, co-construit avec les représentants du personnel.

·       Une réflexion approfondie sur les pratiques managériales et les conditions de travail au sein de l’établissement

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> CONGÉ SUPPLÉMENTAIRE DE NAISSANCE

Adopté définitivement par la loi financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026, ce nouveau congé sera mis en œuvre à compter du 1er juillet 2026. Il s’ajoute aux congés maternité et paternité. Il permet aux parents de disposer de deux mois supplémentaires chacun.

 

=>  Les parents concernés par ce dispositif sont ceux dont :

 

–  L’enfant est né à compter du 1er janvier 2026

–  L’enfant est né prématurément mais pour lequel la naissance était prévue à compter du 1er janvier 2026 (sous conditions d’ouverture des droits)

–  L’enfant adopté arrivé au foyer à compter du 1er janvier 2006

 

Pour y prétendre, les agents devront cependant avoir pris leurs congés maternité, paternité ou congés d’adoption.

D’une durée d’un ou deux mois, au choix de l’agent, il peut se prendre en une seule fois ou en deux périodes fractionnées d’un mois, et ce, jusqu’aux 9 mois de l’enfant. Toutefois, pour les enfants nés ou adoptés du 1er janvier au 30 juin 2026, pour les prématurés qui devaient être nés à compter du 1er janvier 2026, le congé supplémentaire de naissance sera accordé aux parents du 1er juillet 2026 au 31 mars 2027.

Concernant les naissances multiples, pour lesquelles les congés maternité et paternité sont plus longs, le délai de 9 mois sera allongé.

Le premier mois de ce nouveau congé sera indemnisé à hauteur de 70 % du salaire net et le second mois à hauteur de 60 %.

Les parents qui souhaitent profiter de ce congé doivent prévenir la Direction des Ressources Humaines en respectant un délai d’un mois en indiquant la date de début ainsi que la durée du congé supplémentaire de naissance. 

Ce délai est ramené à quinze jours lorsque le congé est pris directement après le congé de paternité et d’accueil de l’enfant ou le congé d’adoption, et que la durée de ce dernier ne permet pas de respecter le délai d’un mois.

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> La CGT demande l’application de la gratuité des soins

Rappel du cadre réglementaire

Conformément au Code général de la fonction publique, et plus précisément à l’article L722-1 et L722-2, les fonctionnaires titulaires et stagiaires hospitaliers bénéficient, dans leur établissement d’exercice, de la gratuité :

  • des soins médicaux qui leur sont dispensés ;

  • des produits pharmaceutiques délivrés pour leur usage personnel par la pharmacie de l’établissement, sur prescription d’un médecin de celui-ci ;

  • Les frais d’hospitalisation non remboursés par les organismes de sécurité sociale.
    • soit dans l’établissement où travaille l’agent ;
    • soit dans un autre établissement, sous réserve, dans ce cas, que la nécessité de l’hospitalisation ait été reconnue par un médecin désigné par l’établissement employeur ou soit justifiée par l’urgence, attestée par un certificat délivré par l’administration de l’établissement où l’intéressé est hospitalisé.

La CGT exige :

 

·       l’application des articles L722-1  et L722-2 du Code général de la fonction publique 

·       la présentation des modalités actuelles d’application de l’article L722-1 au sein du CHU de Nice 

        (circuits, conditions, périmètre) ;

·       la formalisation et la diffusion d’une information claire à destination de l’ensemble des agents ;

·       l’identification et, le cas échéant, la correction des situations non conformes ; 

·       l’application des articles L722-1  et L722-2 du Code général de la fonction publique 

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> LA CGT DU CHU DE NICE VOUS COMMUNIQUE L’article du 9 Avril 2026 de ApmNews

Un ex-DG adjoint du CHU de Nice a porté plainte pour harcèlement moral contre Rodolphe Bourret, et interpellé l’Élysée

(Par Bruno DECOTTIGNIES)

PARIS, 9 avril 2026 (APMnews) – L’ancien directeur général adjoint du CHU de Nice de 2015 à 2023 et actuel directeur général adjoint du CHU d’Orléans, Thierry Arrii, a déposé une plainte pour harcèlement moral à l’encontre du directeur général du CHU de Nice, Rodolphe Bourret, le 7 octobre 2025, puis a adressé un courrier au président de la République le 4 mars dernier, dans lequel il regrette l’inertie des tutelles, a-t-on appris auprès de ses avocats.

En novembre 2024, huit anciens directeurs du CHU de Nice avaient dénoncé des « pratiques managériales présentant des risques pour la santé des salariés du CHU » (cf dépêche du 20/01/2025 à 12:24). Thierry Arrii était l’un des signataires.

Cette initiative avait alors suscité une levée de boucliers de la gouvernance médicale, en soutien au directeur général, Rodolphe Bourret, arrivé à la tête du CHU début 2023 (cf dépêche du 29/01/2025 à 17:06).

En décembre 2025, le procureur de la République avait par ailleurs été saisi, au titre de l’article 40 du code de procédure pénale (engageant tout agent public à dénoncer les crimes et délits constatés dans l’exercice de ses fonctions), d’un « harcèlement institutionnel » de la part de la direction générale (cf dépêche du 02/02/2026 à 18:46).

Cette initiative a aussi provoqué une vive réaction de la gouvernance médicale actuelle (cf dépêche du 06/02/2026 à 11:02), et a donné lieu à l’ouverture d’une enquête pour harcèlement, confiée à la police judiciaire (cf dépêche du 28/01/2026 à 18:13).

Contacté mardi par APMnews, Me Paul Sollacaro, l’un des avocats de Thierry Arrii, confirme que deux procédures sont en cours, menées par le parquet de Nice: l’une concernant le signalement au titre de l’article 40, l’autre découlant de la plainte de son client, qui a été entendu fin février. À sa connaissance, une jonction des deux dossiers n’est pas à l’ordre du jour.

Dans son courrier au président de la République, qu’APMnews a pu consulter, Thierry Arrii regrette qu »en dépit de plusieurs démarches formelles et de signalements circonstanciés, aucune mesure effective ne semble avoir été engagée afin d’apprécier objectivement la situation, de faire cesser ces agissements et de prévenir le risque de réitération à l’encontre d’autres agents du CHU de Nice ».

« Les directeurs généraux de CHU étant nommés par décret du président de la République, l’agence régionale de santé [ARS Paca] et le centre national de gestion [CNG] semblent se dédouaner d’un véritable contrôle sur les agissements de M. Bourret, au motif de l’absence de tout lien hiérarchique », déplore-t-il.

Selon Me Sollacaro, ce courrier n’a pour l’heure pas reçu de réponse. Interrogé mardi par APMnews, l’Élysée n’a pas donné suite.

Mise au placard et somatisation

L’avocat affirme que Thierry Arrii, arrivé en 2012 au CHU de Nice comme directeur du pôle « ressources matérielles », puis nommé directeur général adjoint en 2015, a subi avant même l’arrivée effective de Rodolphe Bourret une « mise au placard » de la part de ce dernier, qui a duré jusqu’à ce qu’il parte, un an plus tard. Il fait valoir qu’avant sa prise de poste, en janvier 2023, Rodolphe Bourret ne s’est pas rapproché du directeur général adjoint, qui assurait alors l’intérim de direction, tout en prenant directement contact avec les médecins, les syndicats ou encore la ville de Nice.

Ce « déclassement » se serait poursuivi une fois le nouveau directeur général en poste malgré les questionnements de son adjoint. Trois jours après son arrivée, il lui aurait signifié sa volonté de lui retirer son emploi fonctionnel de directeur général adjoint puis l’aurait mis à l’écart des réunions et autres évènements importants, « vidant son poste de sa substance ».|

En novembre 2023, Thierry Arrii a perdu son emploi fonctionnel et est devenu l’adjoint du directeur des coopérations territoriales et affaires générales, qui était précédemment sous son autorité, malgré les vacances de postes plus haut dans l’organigramme du CHU, jusqu’à son départ pour Orléans, début 2024. |

Son avocat met avant les conséquences de ce comportement sur la santé de Thierry Arrii: hypertension, dépression, certificats médicaux et ordonnances à l’appui.

Me Fabrice Barbaro, qui défend également Thierry Arrii, contacté mercredi par APMnews, ajoute qu’un recours administratif est en cours concernant l’évaluation professionnelle et la notation de son client, en octobre 2023, par le directeur général.

Une « campagne médiatique de dénigrement concertée »

Sollicitée jeudi par APMnews, la direction générale du CHU de Nice a affirmé qu’elle « ne connaît pas le contenu précis des accusations de M. Thierry Arrii » mais « se réserve le droit d’agir par tout moyen de droit, y compris le dépôt d’une plainte pénale, à l’encontre de toute allégation diffamatoire à son encontre, notamment de harcèlement moral ».

« Une telle allégation ne repose sur aucun élément sérieux. Bien au contraire, la réforme de l’organisation et du fonctionnement du CHU de Nice, conduite au terme d’une large concertation et validée par l’ensemble des instances et du corps médical, a produit des résultats objectifs et très positifs: développement de l’offre de soins, absentéisme en baisse, recrutement et attractivité en hausse, redressement des finances du CHU.. », poursuit la direction générale.

« Il est regrettable que cette réforme, qui a permis de raccourcir les délais internes et d’améliorer la qualité des soins, avec des effets immédiats, n’ait pas recueilli l’adhésion de certains anciens directeurs adjoints », déplore-t-elle.

« Ces derniers ont cru devoir saisir plusieurs autorités administratives et hiérarchiques sans jamais obtenir gain de cause, et font désormais le choix d’alimenter une campagne médiatique de dénigrement concertée dénuée de tout fondement, ce que le CHU ne peut que déplorer », conclut-elle.

bd/eh/APMnews

[LQ28170356C]

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> ABANDON DE LA DELEGATION POLAIRE – LA CGT AVAIT RAISON – AUJOURD’HUI LES MÉDECINS CONFIRMENT

Depuis le début, la CGT combat la délégation polaire. 

Parce que derrière ce projet, il n’y a ni progrès ni modernisation : il y a découpe de l’hôpital, casse des services, pression sur les équipes et recul du service public. La CGT dénonce une privatisation rampante de l’hôpital public.

Aujourd’hui, les médecins confirment et annonce un système de primes d’objectifs pouvant s’élever de 20 à 30 000 € pour les chefs de pôle ! (Comme ce fut le cas apparemment au CH de Valencienne) 

Nous lutterons pour mettre toute la lumière sur ce scandale d’état.

Quand la CGT alertait, la direction continuait à mépriser avec certains !

La vérité est simple : 

la CGT avait raison de se battre auprès des agents.
Et ce combat doit continuer !

Aujourd’hui, ce que la CGT dénonce depuis des mois, rejointe par la CFDT, est appuyé par le syndicat national de médecins SNMH-FO, qui s’oppose (voir le communiqué de presse ci-dessous) lui aussi au « plan de délégation » et en demande l’abandon formel.

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> F3SCT EST DU 6 MARS 2026 – LES ÉLU(E)S CGT QUITTENT LA SÉANCE

LA DIRECTION TOUJOURS DANS LE DÉNI DE DIALOGUE ET DE RÉPONSES.

La délégation CGT a fait le choix de quitter la séance de la F3SCT Est du 6 mars 2026 en raison d’un profond manque de dialogue social. Depuis plusieurs mois, nos interventions, alertes et questions restent sans réponses précises, écrites et opérationnelles. Le déclenchement d’un Danger Grave et Imminent n’a donné lieu à aucune mesure concrète ni engagement formalisé de la Direction

Cette situation est inacceptable. La F3SCT Est n’est pas une chambre d’enregistrement de décisions déjà arrêtées, mais une instance de prévention et de protection de la santé des agents. Or, nous sommes trop souvent mis devant le fait accompli. Nos demandes légitimes restent sans suites claires. Face à cette absence de considération et au défaut de réponses substantielles, nous avons estimé qu’il n’était pas possible de cautionner le fonctionnement actuel de l’instance. Notre départ est un acte de responsabilité et d’alerte solennelle.

« Alerte formelle – MANQUE DE DIALOGUE ET DE RÉPONSES. Dégradation des conditions de travail et manquement à l’obligation de sécurité avec conséquences directes sur la santé, la sécurité et les conditions de travail des agents »

La santé et la sécurité de nos collègues ne sauraient faire l’objet de négociation ou compromis. 

Elles constituent un principe fondamental auquel nous demeurerons fermement attachés, sans concession et en toute indépendance.

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> LES MÉDECINS DU TRAVAIL ALERTENT !

La CGT du CHU de Nice salue et apporte tout son soutien au professionnalisme et à l'engagement des médecins du travail, acteurs essentiels de la santé et du bien-être des agents hospitaliers

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> RÉSULTATS DE L’ENQUÊTE SUR LES PRESSIONS AU TRAVAIL ET LE CLIMAT SOCIAL

La CGT du CHU de Nice a conduit une enquête indépendante sur les pressions au travail et le climat social, réalisée en décembre 2025 et janvier 2026

La CGT du CHU de Nice a conduit une enquête indépendante sur les pressions au travail et le climat social, réalisée en décembre 2025 et janvier 2026, avec un échantillon de 462 répondant·es. 

La CGT tient une nouvelle fois à remercier tous les agents qui ont participé à cette enquête.

Les résultats qui nous servirons d’indicateurs mettent en évidence :

​➔ Un climat relationnel majoritairement dégradé (58 % le décrivent comme tendu ou en conflit permanent).

➔ Une exposition massive aux pressions professionnelles (près de 3 agents sur 4 déclarent en avoir vécu).

➔ Une crainte de s’exprimer par peur de représailles pour 62,6 % des répondants.

➔ Un déficit marqué de dialogue et de soutien institutionnel.

➔ Un lien direct entre réorganisations de services et dégradation des conditions de travail.

➔ Un défaut important d’actualisation des fiches de poste dans un contexte de changements organisationnels.

​Ces éléments constituent des signaux d’alerte RPS structurés et appellent à des mesures de prévention adaptées.

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> F3SCT DU COMITE DU 3 MARS 2026 – LES ÉLU(E)S CGT QUITTENT LA SÉANCE !

LA DIRECTION TOUJOURS DANS LE DÉNI !

Alors que le climat au sein des services n’a jamais été aussi difficile pour l’ensemble des personnels, la direction nous a adressé les documents supports concernant la diffusion du baromètre social et la feuille de route du papripact  (Programme Annuel de Prévention des Risques Professionnels et d’Amélioration des Conditions de Travail) .

3 malheureuses petites pages pour chacun !!! une fois de plus nous avons la confirmation ici que la santé physique et mentale des salariés n’est pas dans les priorités de cette Direction qui en est pourtant responsable.

Devant un tel mépris, il était de notre devoir de dénoncer ces manquements dans une motion lue en début de séance et de laisser la direction face à ses responsabilités.

« Dénonciation de l’absence persistante de dialogue social et de la non-prise en compte des motions exprimées en CSE, avec conséquences directes sur la santé, la sécurité et les conditions de travail des agents »

La santé de nos collègues ne se négocie pas et nous ne nous ferons jamais acheter pour la paix sociale !

Tous les personnels méritent un syndicat à la hauteur pour défendre sans relâche leurs droits !

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