> INCENDIES ET CANICULE : POMPIERS ET HOSPITALIERS EN PREMIÈRE LIGNE…

L’été 2026 confirme une réalité devenue impossible à ignorer : le dérèglement climatique frappe de plus en plus durement notre pays. Sécheresses, températures extrêmes, incendies simultanés, évacuations de populations, augmentation des malaises, des déshydratations et des hospitalisations… 

Face à ces catastrophes, deux services publics essentiels sont immédiatement mobilisés : LES SAPEURS-POMPIERS ET LES PERSONNELS HOSPITALIERS.

Mais derrière les discours officiels saluant leur courage, les personnels doivent trop souvent faire face avec des effectifs insuffisants, des moyens limités et des conditions de travail qui se dégradent.

116 000 HECTARES BRÛLÉS DEPUIS LE DÉBUT DE L’ANNÉE : Les sapeurs-pompiers sont confrontés à des interventions toujours plus nombreuses et plus longues, des équipements lourds portés sous des températures extrêmes, des risques de déshydratation, de brûlure et d’épuisement, des difficultés pour organiser les relèves et les temps de repos, un besoin croissant de véhicules, de moyens aériens et de matériels adaptés et une dépendance importante au volontariat, notamment dans les territoires ruraux.

En 2025, les sapeurs-pompiers ont réalisé près de 4,9 millions d’interventions. Sur les 258 641 pompiers recensés, plus de 200 000 étaient des volontaires. Le système repose donc largement sur leur disponibilité et leur engagement personnel.

Cette augmentation de l’activité intervient dans des hôpitaux déjà fragilisés par :

le manque de personnels ;

les lits et services fermés pendant la période estivale ;

les urgences régulées ou dans certaines régions  fermées sur certains créneaux horaires ;

les difficultés de remplacement pendant les congés ;

l’augmentation constante de la charge de travail ;

des bâtiments parfois mal isolés ou insuffisamment rafraîchis ;

➤ l’épuisement physique et psychologique des équipes.

Pendant que les pompiers combattent les flammes, les personnels hospitaliers prennent en charge les victimes de la chaleur, les personnes âgées, les patients fragiles et les personnes souffrant de pathologies respiratoires ou cardiovasculaires.

Le 26 juin 2026, Santé publique France a enregistré un pic historique de 2 089 passages aux urgences liés à la chaleur et 1 215 hospitalisations en une seule journée.

Entre le 18 et le 29 juin, 6 351 hospitalisations liées à la canicule ont été recensées, dont les deux tiers concernaient des personnes âgées de 75 ans et plus

Comme chaque année, dans les Alpes Maritimes, le triplement de la population en période estivale aggrave la situation. 

Les personnels du CHU de Nice ne sont pas épargnés !!!

En 2025, les services d’urgence ont enregistré 21,5 millions de passages. La DREES reconnaît que certaines structures ont dû fermer ou réguler leur accès sur certains créneaux, notamment en raison du manque de personnels. 

Les hospitaliers travaillent eux aussi dans des locaux surchauffés. Ils doivent continuer à assurer les soins, déplacer les patients, porter des charges, utiliser des équipements de protection et maintenir leur vigilance malgré la fatigue et la chaleur.

Distribuer quelques bouteilles d’eau ou installer quelques ventilateurs ne constitue pas une véritable politique de prévention.

LES PERSONNELS SOIGNENT LES VICTIMES… MAIS QUI PROTÈGE LES PERSONNELS ?

POMPIERS ET HOSPITALIERS : LES MÊMES DIFFICULTÉS, LES MÊMES COMBATS

À chaque catastrophe, les pouvoirs publics remercient les personnels. Une fois l’urgence passée, les restrictions budgétaires, les suppressions de postes et les fermetures de services reprennent.

POUR LA CGT, IL FAUT AGIR AVANT LA CATASTROPHE !

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