La CGT informe les agents qu’un Danger Grave et Imminent (DGI) a été officiellement déclenché le jeudi 15 janvier 2026 concernant la situation des secrétaires du pôle SAU, en présence des membres du F3SCT Est.
La séance relative au Danger Grave et Imminent s’est tenue le vendredi 16 janvier 2026 dans l’après-midi, avec la présence du médecin du travail du secteur concerné.
Pour rappel, lors de la présentation de ce dossier en CSE le 30 septembre 2025, la CGT avait voté favorablement, sous réserve que les effectifs soient à la hauteur des besoins réels.
Or, suite à la mise en application de cette réorganisation administrative au sein du service d’urgences, la CGT a multiplié les alertes concernant ce secteur depuis le mois de décembre 2025.
Aucune mesure corrective pérenne n’ayant été apportée, le déclenchement du DGI était inévitable pour les raisons ci-dessous:
Un sous-effectif structurel grave et durable
Le pôle SAU fait face à un déficit d’effectifs chronique, mettant directement en danger la santé des agents et la continuité du service public.
➔ Effectif théorique : 34 agents
➔ Effectif réel : 28 agents
Déficit constaté : 6 postes non pourvus
Ces postes manquants s’expliquent notamment par :
des arrêts longue durée, des accidents du travail, des mi-temps non remplacés,
et des départs non compensés.
Une charge de travail incompatible avec la santé des agents
La CGT met formellement en évidence que la charge de travail excessive, combinée au manque d’effectifs, entraîne une dégradation majeure des conditions de travail, portant atteinte à la santé physique et psychique des agents.
Les données objectives démontrent cette situation :
☛ Secrétaires médicales :
– 2 à 3 agents présents au lieu de 4 nécessaires
☛ Admissions :
– 2 à 2,5 agents au lieu de 3 requis
☛ Horaires particulièrement contraignants :
– postes de 12 heures en journée et 10 heures de nuit
☛ Activité en hausse constante :
– 333 passages aux urgences recensés le 15 décembre 2025
La CGT considère que la charge mentale (augmentation des RPS) imposée aux secrétaires des urgences constitue en elle-même un facteur de danger grave et imminent, au même titre que les risques physiques.
Ce manque d’effectifs entraîne un allongement des délais d’accueil et de traitement administratif, une dégradation du circuit patient, une augmentation des tensions avec le public, une exposition accrue des agents aux comportements agressifs et un risque renforcé d’erreurs administratives ayant un impact direct sur la sécurité et la prise en charge des patients.
La CGT exige :
➤ la création immédiate de deux ETP supplémentaires de secrétaires aux Urgences,
➤ le remplacement systématique de toutes les absences longues et des postes vacants,
➤ la sécurisation des effectifs sur les plages horaires à forte activité, ainsi que l’organisation en urgence d’une réunion avec la Direction, le pôle Urgences et la médecine du travail.
TROP, C’EST TROP !!!
La CGT affirme que la combinaison du sous-effectif chronique et de la surcharge de travail porte une atteinte directe, grave et inacceptable à la santé mentale et psychique des secrétaires des Urgences.
La santé des agents ne peut en aucun cas être une variable d’ajustement au détriment du service public et de la sécurité des patients.
La CGT du CHU de Nice continuera à se mobiliser pour la dignité, la sécurité et la santé au travail, et appelle l’ensemble des agents à soutenir leurs collègues.