> CATÉGORIES A ET B – SPÉCIAL MÉDECINS INGÉNIEURS CADRES ET TECHNICIENS

UGICT - UFMICT

Aujourd’hui, les services publics ne vivent que par l’engagement et l’implication des fonctionnaires. Alors que nous avons choisi de travailler au service de l’intérêt général, nous sommes de plus en plus confronté.e.s à une perte de sens de notre travail et à l’impossibilité d’effectuer nos missions du fait des réductions budgétaires, des injonctions contradictoires (« faire plus avec moins »…) et des directives contraires à notre éthique professionnelle.

LE CONSTAT DE LA CGT : LES AGENTS A ET B TOUJOURS DE PLUS EN PLUS MALMENÉS !
L’encadrement est en première ligne des réformes successives, sommé de mettre en œuvre les politiques d’austérité. Comme l’ont révélé les deux baromètres de l’UGICT-CGT sur les attentes et opinions des cadres, ingénieurs et des techniciens réalisé par Viavoice en 2018, les conditions de travail des fonctionnaires de catégorie A et B se dégradent chaque année un peu plus et le niveau d’insatisfaction dépasse largement celui du secteur privé.

Plus de la moitié des agents de catégorie B effectuent des semaines de plus de 40 heures de travail et pour 40 % de celles et ceux qui en réalisent, elles ne sont ni payées ni indemnisées. 50 %des agents de catégorie B estiment ne pas pouvoir réaliser un travail de qualité.

Quand, pour une large majorité, les agents de catégories A et B ont choisi ce métier pour se placer au service de l’intérêt général, ces chiffres permettent de mesurer les graves dérives liées aux politiques d’austérité et à la mise en place du New Public Management.

Arrivent en tête :

Le niveau de rémunération considéré par 70 % des cadres dans la fonction publique comme étant en décalage avec leur implication (contre 53 % dans le privé) ;

la charge de travail, qui augmente pour 64 % des cadres de la fonction publique, avec 76 % d’entre eux qui disent travailler durant les jours de repos (contre 53 % dans le privé).

Les cadres fonctionnaires sont 83 % à considérer ne pas être associés aux choix stratégiques, et 58 % à estimer que régulièrement les choix et pratiques de leur administration entrent en contradiction avec leur éthique professionnelle.

Pour les agents de catégorie B, 72 % considèrent que leur rémunération n’est pas en adéquation avec leur implication et leur charge de travail. Seuls 25 % d’entre eux estiment avoir une évolution professionnelle à l’issue de leur formation professionnelle.

Les catégories A et B se mobilisent au sein de la CGT contre les politiques d’austérité et pour défendre notre modèle de service public.

RECONNAISSANCE DE NOTRE TRAVAIL 
MOYENS POUR EXERCER NOS MISSIONS ET QUALIFICATIONS

➜ SÉCURISER

✔ La défense du statut des fonctionnaires et l’abandon du projet de recrutement de cadres dans la Fonction publique par le biais de CDI de droit privé ;

✔ Des créations d’emploi statutaires et l’arrêt du plan de suppression de 120 000 postes de fonctionnaires

➜ PROTÉGER

✔ Le maintien et le renforcement de nos systèmes de retraite ;

✔ L’abrogation du jour de carence ;

✔ La revalorisation des carrières, la revalorisation des filières et des corps à prédominance féminine afin d’appliquer le principe : « un salaire égal pour un travail de valeur égale » ;

✔ Le droit à la déconnexion ;

✔ La garantie accordée aux cadres d’exercer un droit d’alerte

Les sites Internet de l’UGICT et de l’UFMICT

➜ REVALORISER

✔ L’augmentation des salaires par une forte revalorisation du point d’indice et la reconnaissance des qualifications par la refonte des grilles indiciaires, sur la base de la revendication CGT smic à 1800 € brut ;

✔ La reconnaissance du travail effectué par un véritable déroulement de carrière(doublement du salaire entre le début et la fin de carrière) ;

✔ La reconnaissance et le paiement pour les cadres des heures supplémentaires effectuées et la fin de l’écrêtement pour les agents de catégorie B.

➜ ÉVOLUER

✔ Les moyens nécessaires à la formation professionnelle : 10% du temps de travail doit être consacré à la formation, qui doit être suivie de progressions de carrière ;

✔ Un management et un accompagnement individualisé permettant de répondre aux aspirations d’évolution et de mobilité professionnelle de chacune et chacun ;

✔ L’ouverture d’un réel débat sur les missions de services publics pour répondre aux enjeux de société (vieillissement, égalité F/H, continuité territoriale, révolution numérique, environnement…) et construire un projet de société commun garant du progrès social ;

✔ La fin de l’utilisation et de l’enseignement du New Public Management dans les écoles du service public, mise en œuvre d’un management alternatif tel que le défend l’UGICT.

Fraternellement

Stéphane GAUBERTI
Secrétaire général
CGT du CHU de NICE

gauberti.s@chu-nice.fr

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