La CGT du CHU de Nice dénonce avec la plus grande fermeté la décision de la Direction de ne pas reconduire le contrat du Dr Jean-Yves MASSIMELLI, médecin du travail, dont l’expertise et l’engagement en faveur de la santé des personnels sont reconnus.
Cette décision intervient dans un contexte particulièrement préoccupant, alors que la CGT alerte depuis des mois sur la dégradation des conditions de travail, les risques psychosociaux, les situations de souffrance professionnelle et les méthodes de management toxiques dénoncées dans plusieurs secteurs de notre établissement.
Dans ce contexte, écarter un médecin du travail qui exerce pleinement ses missions d’alerte, de prévention et de protection de la santé des agents constitue un signal extrêmement inquiétant. De plus, pour la cellule ACTE (prévention des risques psychosociaux), ça fait plus de deux ans que nous attendons toujours l’embauche de 2 psychologues du travail !
La CGT tient à exprimer son soutien total et sa solidarité au Dr MASSIMELLI, dont le travail d’expertise, les analyses des situations professionnelles et les préconisations en matière de prévention et de santé au travail participent directement à la protection des personnels du CHU de Nice.
Un médecin du travail doit pouvoir exercer ses missions en toute indépendance, y compris lorsque ses constats et ses alertes dérangent la Direction.
La prévention des risques professionnels ne peut être subordonnée à des considérations managériales ou à la volonté de préserver l’image de l’établissement.
Alors que les agents attendent des réponses concrètes face à leurs difficultés quotidiennes, la priorité devrait être de renforcer le service de prévention et de santé au travail, et non de se séparer d’un professionnel expérimenté et engagé.
La CGT refuse que les alertes sur la souffrance au travail soient minimisées et que les professionnels chargés de protéger la santé des agents soient fragilisés dans l’exercice de leurs missions
Discours du Docteur Jean-Yves MASSIMELLI
Je vous remercie, toutes et tous, ici présents ou à distance, quelle que soit votre profession, et que vous soyez syndiqués ou non.
Cette affaire dépasse ma personne.
Je reçois votre soutien comme un signe de cohérence avec deux principes clairs :
✓ Le premier principe : La santé des personnels hospitaliers ne doit pas être une variable d’ajustement.
✓ Le second principe : Les médecins du travail et les équipes des services de santé au travail doivent exercer leur mission en toute indépendance, et être protégés dans cet exercice.
C’est la loi, c’est l’intérêt de l’établissement, c’est l’intérêt de tous.
Je salue l’immense majorité des personnels de notre CHU, je veux parler des personnels intègres, soignants et personnels de toutes les fonctions supports, qui permettent à notre CHU d’accomplir ses missions de service public auprès des patients, des familles, des étudiants et de la recherche.
Protéger la santé des personnels du CHU, santé physique, mentale et sociale, selon la définition même de l’OMS, est un impératif.
Merci de votre engagement.
LA CGT EXIGE LA RECONDUCTION DU CONTRAT DU DOCTEUR MASSIMELLI, LE RESPECT DE L’INDÉPENDANCE DE LA MÉDECINE DU TRAVAIL ET DES MESURES IMMÉDIATES POUR METTRE FIN AUX PRATIQUES MANAGÉRIALES DÉLÉTÈRES DÉNONCÉES DANS L’ÉTABLISSEMENT.
LA SANTÉ DES AGENTS N’EST PAS UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT !
LA CGT RESTERA AUX CÔTÉS DES PERSONNELS ET DE CEUX QUI ŒUVRENT POUR LEUR SANTÉ ET LEUR PROTECTION !